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Chercheur, le plus vieux métier du monde ?
La quête du savoir a toujours été l’un des moteurs du progrès humain, mais ce n’est que récemment qu’elle est devenue un métier.

S’interroger sur le monde est le propre de l’humanité, mais depuis le Siècle des Lumières, c’est aussi devenu un métier. Aux sorciers, alchimistes et autres astrologues ont ainsi succédé les savants tels que l’astronome Galilée, le naturaliste Buffon ou le chimiste Lavoisier, qui ont su exploiter les savoirs et instruments à leur disposition pour découvrir et énoncer ce qu’on appelait alors « les lois de la Nature ».
De ces précurseurs de génie est née la figure moderne du chercheur comme professionnel de la science.
Avec le temps, et surtout depuis le XXe siècle, le monde de la recherche s’est ainsi construit avec ses méthodes, ses outils, ses formations, ses systèmes d’évaluation par les pairs. Et si la science a gardé quelques héros solitaires, elle avance désormais grâce à une armée de soldats réguliers, formés et rémunérés : les chercheurs.
Quand science rime avec conscience...

La connaissance n’est jamais mauvaise en soi. Mais les moyens d’y accéder ou ses applications peuvent parfois être contestables. Quelle position éthique le chercheur doit-il alors adopter ?

Les progrès scientifiques ne sont pas automatiquement synonymes de progrès humain. L’utilisation de la physique nucléaire à des fins militaires est souvent citée en exemple. Mais le devenir des connaissances et les moyens de les obtenir appartiennent à la société, pas aux scientifiques. Face aux nombreux questionnements soulevés notamment par les progrès de la biologie, la France s’est ainsi dotée en 1983 d’un Comité consultatif national d’éthique (CCNE) composé de scientifiques, mais aussi de médecins, de juristes et de théologiens.

Le CCNE a rendu différents avis sur l’utilisation des tissus d’embryons ou de fœtus humains,les diagnostics prénataux, le don d’organes…
Malgré tout, et contrairement aux pays nordiques, le débat public en France peine à se doter d’une véritable légitimité démocratique. Organisés par le Comité national du débat public, ceux concernant les nanotechnologies en 2010 ou les déchets nucléaires en 2006 n’ont pas permis de définir des lignes directrices claires en terme de priorités de recherche. Du gaz de schiste aux OGM, en passant par le réchauffement climatique, les recherches autour des sujets sensibles sont difficiles à mener dans la sérénité et l’indépendance des laboratoires.

* Source : Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), enquête menée en 2010. Les chiffres plus récents montrent un taux de chômage des titulaires d’un doctorat de
7%, équivalent à celui des titulaires d’un master ; mais contrairement à 2007, ces nouveaux chiffres incluent les docteurs en médecine dont le taux de chômage est plus faible.
** Source : Céreq, 2009.
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Comment devient-on chercheur en France ?
En France, un étudiant qui souhaite devenir chercheur devra d’abord obtenir un diplôme de niveau bac+5. Si ce diplôme est obtenu dans une grande école, notamment d’ingénieurs, il est envisageable de postuler en tant qu’ingénieur de recherche dans un centre de recherche et développement du secteur privé. Toutefois, que l’on soit passé par la filière universitaire classique ou par une grande école, il est quasi obligatoire d’obtenir un doctorat pour compléter son master ou son diplôme d’ingénieur. Et si l’on vise un poste permanent dans la recherche publique, il faudra, après avoir soutenu sa thèse de doctorat, effectuer plusieurs stages de postdoctorat rémunérés dans des laboratoires français, mais aussi – et surtout – étrangers.


Plus d’infos sur http://www.cite-sciences.fr/fr/cite-des-metiers

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La recherche, un sport d'équipe

L’époque du chercheur s’acharnant seul à perfectionner son invention est bel et bien révolue. Les dernières grandes découvertes sont le fruit de l’effort conjugué de centaines de personnes issues de différents pays.

En 1905, Albert Einstein signe seul l’article où il développe pour la première fois le concept de photon. En 2012, les deux articles annonçant la découverte possible du boson de Higgs sont signés par plusieurs centaines de physiciens. Autant dire que l’image du chercheur isolé dans son laboratoire est aujourd’hui totalement périmée.
L’an dernier, 120 articles de physique portaient plus de mille signatures, et 44 plus de 3000 !

La tendance touche d’ailleurs toutes les disciplines scientifiques. Ainsi relève-t-on pas moins de 442 signatures au bas des articles du programme Encode (septembre 2012) qui explore la complexité de l’ADN. Le coût de certains équipements – supercalculateurs, accélérateurs, télescopes, etc. – n’explique qu’en partie cette tendance.
La collaboration, qu’elle soit nationale ou internationale, reflète aussi la complexification des enjeux scientifiques, nécessitant des compétences variées et des échanges toujours plus nombreux entre des chercheurs issus de disciplines différentes. Cela est vrai aussi bien pour les sciences dites exactes que pour les sciences humaines et sociales.
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Un « bon » chercheur, c'est quoi ?
Chercher, c’est produire des concepts, des explications, des théories. Mais comment évaluer cette activité immatérielle pour la soutenir par des financements adaptés ?

Principe fondamental de la recherche scientifique, les travaux produits par les chercheurs sont évalués par d’autres chercheurs issus des mêmes disciplines : c’est le principe d’évaluation par les « pairs ». Chaque publication scientifique fait ainsi l’objet d’une revue critique par un comité de lecture. Parallèlement à ce système d’évaluation qui opère à l’échelle internationale, la France s’est dotée en 2006 d’un système permettant de jauger ses structures de recherche.La tâche incombe à une institution indépendante, l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres). Pour ce faire, l’Aeres recourt à l’auto-évaluation du laboratoire, de la formation ou de l’institution soumise à évaluation, et à l’avis d’experts externes appartenant à la même communauté scientifique. L’analyse mêle des données quantitatives, comme le nombre de publications, et des données qualitatives telles que l’originalité et la cohérence des travaux. Sur la base de cette évaluation, chaque institution détermine vers quelles équipes les moyens doivent être engagés.

Malgré son indépendance, l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) fait l’objet de critiques par une partie de la communauté scientifique. « La longueur des dossiers à remplir, de plus en plus complexes et chronophages, ainsi que l’accumulation des évaluations ponctuelles, donnent le sentiment que la communauté scientifique consacre trop de temps à évaluer ou être évaluée au détriment de la recherche », rapporte-t-on dans une note de synthèse des Assises. Et d’ajouter : « Les évaluateurs, surchargés, en viennent souvent à substituer, pour fonder leur jugement, une brève considération d’indicateurs bibliométriques à une analyse de la production scientifique. Les comportements stéréotypés et conformistes sont favorisés par ces procédures. »

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Un tassement des effectifs dans les années 2000

Après une augmentation soutenue des effectifs durant les années 1990, la progression s’est tassée dans les années 2000. On note toutefois que ce ralentissement affecte surtout les recrutements de chercheurs dans le secteur public, dont les effectifs ont progressé de moins de 3% depuis 2006 tandis que ceux du secteur privé ont augmenté de plus de 30%.

La place des femmes

Avec trois thésardes rémunérées pour quatre thésards, la parité est presque atteinte chez les doctorants. Pour autant, le déséquilibre homme-femme se creuse avec l’ancienneté. Plus le niveau de responsabilité, et donc le salaire, augmentent, plus la proportion de femmes diminue : il n’y a qu’une directrice de recherche pour quatre directeurs. Mais si le « plafond de verre »* existe bien dans le public, les disparités entre les sexes sont encore plus marquées dans le privé, avec, en moyenne, moins d’une femme pour cinq hommes dans ce secteur. Ce déséquilibre est surtout dû au fait que les femmes visent des disciplines, à l’instar de la biologie, assez peu représentées en France dans le secteur industriel.

* Le « plafond de verre » désigne communément la grande difficulté, sinon l’impossibilité, pour les femmes, d’atteindre les plus hauts échelons hiérarchiques.

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Entre recherche fondamentale et appliquée

En France, la recherche publique, qui s’organise au sein des universités, grandes écoles et organismes scientifiques (CNRS, Inserm, Inra, CEA, Cnes), voue l’essentiel de ses activités à la recherche fondamentale. Près des trois quarts des chercheurs se consacrent aux sciences dites exactes (biologie, recherche médicale, chimie, physique, mathématiques...). Un quart d’entre eux, essentiellement des enseignants-chercheurs, travaillent dans le domaine des sciences humaines et sociales (économie, sociologie, psychologie, histoire, géographie, etc.).
La recherche privée, dans les départements R&D (recherche & développement) des entreprises, se consacre généralement à la recherche appliquée. Les secteurs les mieux dotés sont l’automobile, l’informatique, l’électronique, l’aéronautique et le spatial, et l’industrie pharmaceutique.

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Des Assises, pour quoi faire ?

« Refonder le paysage français de l’enseignement supérieur et de la recherche sur des bases durables », telle est l’ambition des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Lancées le 12 juillet dernier par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, ces Assises ont pour objet une rénovation de la recherche en France, notamment suite aux différentes réformes qui ont eu lieu ces dix dernières années. S’appuyant sur un comité de pilotage indépendant présidé par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, les Assises ont commencé par une phase de consultation nationale (de juillet à septembre) à laquelle ont été associées les communautés universitaires et scientifiques, les étudiants ainsi que les entreprises.

Cette étape a permis d’identifier les principales questions débattues lors des Assises territoriales d’octobre et des Assises nationales de novembre :
1. la réussite des étudiants, notamment en premier cycle, l’orientation et l’insertion professionnelle, l’innovation pédagogique et la formation des enseignants ;

2. la définition d’une nouvelle ambition pour la recherche et l’enseignement supérieur, leur rôle dans la société, l’économie, la transition écologique et le rayonnement de notre pays ;

3. la révision de la gouvernance des établissements et la construction de relations entre enseignement supérieur, recherche et territoires.

À l’issue de ces débats, le comité de pilotage doit remettre son rapport à la ministre qui, début 2013, présentera au Parlement un projet de loi d’orientation et de programme pour la recherche.

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Chercheurs sans frontières

Au cours de leur carrière, les chercheurs sont très fréquemment amenés à s’expatrier. Dans une enquête conduite en 2012 auprès de 2 300 chercheurs européens et américains et publiée le 18 octobre, la revue Nature a sondé la réputation et l’attractivité scientifiques des principaux pays. Sans grande surprise, les États-Unis — où les offres de travail sont nombreuses et les conditions avantageuses — arrivent en tête. La France, en revanche, n’est pas perçue comme un pays d’avenir. Malgré tout, elle demeure aujourd’hui un acteur scientifique important et constitue toujours un pôle d’attraction, notamment en raison de ses conditions de travail perçues positivement. Quant à la Chine, beaucoup la voient jouer un rôle majeur à l’avenir, mais peu de chercheurs envisagent pour l’instant d’y travailler.

La dure reconnaissance des jeunes « docteurs »
Si globalement l’insertion des diplômés dans le monde professionnel croît avec le niveau d’étude, les jeunes chercheurs sont confrontés à des taux de chômage proches de la moyenne nationale.

Trois ans après l’entrée dans le monde du travail, le taux de chômage avoisine 10% parmi les titulaires d’un doctorat, contre 7% pour les diplômés d’un master*. Quant aux emplois précaires, leur estimation précise fait débat... Bref, la France produirait-elle trop de diplômés de très haut niveau ? Pas si simple, car en comparaison avec les autres pays de l’OCDE, la France forme plutôt moins de doctorants que ses voisins. De fait, et malgré de nombreux départs en retraite observés depuis une dizaine d’années – conséquence du baby-boom de l’après-guerre – les recrutements dans le secteur public ont ralenti.
Si 70% des doctorants souhaitent rejoindre la recherche ou l’enseignement public, seulement 54% y parviennent**.


Certes, le secteur public n’est pas le seul débouché pour les jeunes chercheurs : un vrai gisement d’emplois de recherche existe dans le domaine privé. Mais en France, ce potentiel est encore largement sous-exploité : les investissements en R&D des entreprises françaises restent trop faibles ; et les postes de recherche y sont encore préférentiellement offerts aux ingénieurs. Cependant, selon certains experts, le doctorat commencerait à être mieux valorisé, comme en témoigne l’intérêt croissant des étudiants issus des écoles d’ingénieur pour ce diplôme.
De fait, le doctorat est un passeport scientifique reconnu mondialement... Reste que les débuts de carrière se présentent trop souvent sous le sceau de la précarité. Une problématique majeure à laquelle les Assises de la recherche ont donné un large écho.
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Rémi Barré

Professeur des universités au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) en politique
et gestion de la recherche, Rémi Barré a dirigé l’Observatoire des sciences et des techniques de 1990 à 2001.
Il nous explique l’originalité de l’organisation de la recherche en France et détaille les enjeux des débats actuels.

Durée : 7’

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Chercheur,
un métier d'avenir ?

Alain Carpentier, président de l’Académie des sciences et Emmanuel Saint-James, président de l’association Sauvons la recherche, interrogent la place des jeunes dans les laboratoires de recherche.

Débat diffusé sur universcience.tv en juin 2012

Durée : 36’

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Un mode d'évaluation controversé

Mis à jour le 21/02/2013